Pourquoi les souris entrent en novembre
Dès que les nuits passent sous zéro, les souris et les mulots quittent les prés, les haies et la lisière de la forêt pour chercher un abri chaud. En montagne, ce moment arrive tôt : souvent fin octobre en bas de vallée, parfois dès septembre vers Argentière et Vallorcine.
Les maisons et les chalets de la vallée leur offrent tout ce qu’elles cherchent : de la chaleur, de la nourriture et beaucoup de cachettes. Doublages en bois, faux plafonds, gaines techniques et isolants forment un vrai réseau de passages, invisible depuis les pièces de vie.
Les signes qui ne trompent pas
- Des crottes noires de 3 à 6 mm, en forme de grain de riz, le long des murs, dans les tiroirs, sous l’évier ou derrière l’électroménager.
- Des grattements la nuit dans les cloisons, les faux plafonds ou les combles, surtout au début de la nuit et au petit matin.
- Des emballages rongés : paquets de céréales, pâtes, biscuits, croquettes, sacs de graines.
- Des nids : boules de papier, de tissu ou d’isolant déchiqueté dans un placard, un tiroir ou derrière un meuble.
- Une odeur d’urine, forte et persistante, dans un placard fermé.
- Des traces grasses le long des plinthes, sur les passages réguliers.
Souris, mulot ou loir ?
La souris domestique est grise, avec de grandes oreilles et une longue queue. Le mulot, brun-roux avec un ventre blanc et de gros yeux, vient plutôt des champs et entre surtout en automne. Le traitement est le même pour les deux.
Le loir, en revanche, est plus gros, a une queue touffue et hiberne l’hiver. Si vous entendez beaucoup de bruit dans les combles au printemps ou en été, c’est probablement lui : sa prise en charge est différente, faites-le identifier. Plus de détails dans fermer son chalet sans souris ni loirs.
Pourquoi ne pas attendre
- Elles se reproduisent très vite : quelques souris en novembre peuvent devenir plusieurs dizaines au printemps.
- Elles rongent les câbles électriques, avec un vrai risque de court-circuit et d’incendie.
- Elles souillent les aliments et les surfaces avec leur urine et leurs crottes.
- Elles abîment l’isolation des combles et des doublages, ce qui coûte cher à remplacer.
Les erreurs à éviter
- Mettre du poison en vrac : dangereux pour les enfants, les chiens et les chats, et une souris empoisonnée peut mourir dans une cloison et dégager une forte odeur.
- Poser des pièges au hasard : on attrape quelques souris, mais la colonie et ses accès restent en place.
- Boucher les trous avant de traiter : les souris restent enfermées à l’intérieur et cherchent d’autres passages.
- Compter sur les appareils à ultrasons : leur efficacité n’est pas démontrée, les souris s’y habituent vite.
Comment je m’en débarrasse
Je commence par un diagnostic : repérer les zones de passage, les nids et surtout les points d’entrée. Je pose ensuite des stations d’appâtage professionnelles verrouillées, que seul un technicien peut ouvrir : les enfants et les animaux n’ont pas accès aux appâts. Quand l’activité a cessé, je rebouche les accès (laine d’acier, mastic, grilles) pour éviter le retour des souris.
Il faut en général deux à trois semaines pour éliminer une colonie. La dératisation coûte de 149 € à 209 € TTC selon la surface, déplacement inclus dans la vallée. Un passage supplémentaire avec mousse Racumin, si nécessaire, coûte 79 €.
Les bons réflexes pour l’hiver
- Rangez les aliments secs, les croquettes et les graines dans des boîtes en verre ou en métal fermées.
- Rebouchez les trous autour des tuyaux et des câbles qui traversent les murs.
- Posez des bas de porte sur les portes extérieures et celle du garage.
- Éloignez le bois de chauffage des murs du chalet.
- Vérifiez les combles et la cave une fois par mois pendant l’hiver.
Des grattements ou des crottes chez vous ? J’interviens sous 24/48h dans toute la vallée de Chamonix. Voir la dératisation et les tarifs.